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L'attention

L'impression de tout nouveau modèle (utile ou nuisible) dépend de la fréquence, de l'intensité et de la durée des stimuli ou des informations, et de la vulnérabilité de la personne et de son désir de recevoir ces stimuli et ces informations.

La capacité à prêter attention à l'environnement est cruciale pour l'apprentissage et fondamentale pour l'intelligence. Si l'attention d'une personne est introvertie de telle sorte qu'elle imprime les éléments traumatisants, ou si le seuil d'attention est abaissé pour filtrer la possibilité de perceptions menaçantes, peu d'attention est disponible pour les tâches en cours et pour la prise de décision analytique.

Sans la capacité à focaliser son attention, le souvenir des données sera minimal. Si une personne ne prête attention à rien, son intelligence est effectivement de zéro. Un certain degré de vigilance est nécessaire avant que l'attention sélective consciente entre en jeu et que la personne puisse sélectionner, dans tout ce qui se passe autour d'elle, les stimuli appropriés et maintenir sur eux une excitation concentrée; jusqu'à ce que la tâche soit accomplie.

L'intelligence nécessite un groupe (plus précisément une hiérarchie d'adaptation mentales exploitables ou d'outils avec lesquels on peut accomplir des tâches d'un faible niveau avec une attention minimale, pour que le maximum d'attention soit placé dans la résolution des problèmes actuels qui nécessite souvent une grande attention, conservant simultanément plusieurs courants des pensées actives. Une personne pouvant faire ceci sera indépendante de son environnement, et parfaitement en contact avec la réalité.

Avec des outils mal adaptés ceci n'est pas possible ; la pensée devient lente et l'individu ne peut pas répondre aux circonstances changeantes et aux défis assez rapidement. Il n'a pas les ressources nécessaires (une attention soutenue) à l'apprentissage de nouvelles techniques et aura recours à des idées fixées pour tenter de résoudre cette confusion, aggravant ainsi la mauvaise adaptation.

Il peut être fixé sur un vieux modèle habituel et être incapable de suivre les séquences d'une nouvelle situation d'apprentissage. Les réponses bien adaptées déjà existantes et les modèles comportementaux continueraient "en automatique", ils ne seraient pas dépassés et pourraient vite devenir redoutants, ou ils peuvent être appliqués de façon inappropriée.

Une telle personne aura tendance à être dépendante de son environnement ; elle peut être bien adaptée socialement mais être incapable de faire quelque chose de constructif dans la vie. Le contrôle de l'attention est aussi nécessaire pour exercer la capacité complémentaire à supprimer une réponse, à inhiber de façon sélective une réponse réactive interne (une compulsion ou une habitude par exemple), ou à faire taire les bruits de l'arrière-plan pour que la focalisation soit maintenue sur un élément sélectionné pour pouvoir se concentrer (soutenir l'attention).

Etre capable d'obtenir dans son esprit un recueil de données suffisamment grand, incluant des points de vue et des dimensions différents et être capable de les relier, permet finalement à image complète à se mettre en place, une gestalt. Avec une assez grande attention, dans tous les côtés du cerveau, une expérience traumatisante peut être examinée et sa charge effacé en une seule passe à travers.

Il est possible que les informations parvenant au cerveau soient stockées de façon holographique pour que chaque scène soit représentée dans chaque secteur au même moment. Cependant, chaque secteur traitera cette représentation de façon différente : le système réticulé la quantité d'énergie et le cortex traitera les spécialisations gauches et droites des visions symboliques ou du contexte émotionnel, et ainsi de suite.

Il faudra le cerveau tout entier ainsi que toutes ses représentations pour avoir une image complète (la conscience). Pour une personne déconnectée, alors, il serait possible de connaître ses privations, par exemple, sans rien ressentir, ou d'être tendu et anxieux à cause de ces privations, mais sans savoir pourquoi.

On a parfois tendance à penser que le cerveau gauche est conscient alors que le droit ne l'est pas, mais en pratique, la véritable conscience nécessite un cerveau droit bien intégré, ainsi que la connexion du système limbique. Car lorsque les sentiments sont enfermés, les idées réalistes concernant ces sentiments (plutôt que des visions symboliques) serait aussi enfermées, probablement du côté gauche.

Une personne dominée par son cerveau droit n'est pas hypersensible mais impulsive. Elle ne peut pas analyser correctement les événements et ne peut pas évaluer les conséquences de ses actes. Elle a un déficit au niveau de son cerveau gauche. Il faut être deux pour ces choses là.

Il faut de l'énergie et de l'activation pour fermer les portes aux sentiments, pour éviter d'en avoir pleinement conscience, et cette énergie n'est alors plus disponible comme une réserve pour empêcher l'activité télique de devenir désagréable ou pour entrer dans un état paratélique à forte activité cérébrale.

Une personne véritablement stable a un accès fluide à toutes les parties de son cerveau et de son corps pour que le système fasse moins de travail et puisse être spécifique, connaissant en permanence les sentiments sous-jacents. La capacité à être spécifique est ce qui arrête le processus de généralisation. Tant que la conscience ne connaît pas le temps spécifique et l'événement lié à la peine ressentie, il reste déconnecté et inconscient, exerçant une force qui mobilise le système de façon diffuse, produisant des idées inappropriées, des pulsions et des symptômes physiques de façon incontrôlée, mécaniquement réactive, comme en réponse à un stimulus.

Cependant, lorsque de tels blocages ont été balayés, en utilisant des méthodes analytiques permettant un niveau acceptable de confrontation des expériences originales, les sentiments douloureux peuvent accéder à ces centres supérieurs qui représentent les sentiments dans la conscience ; lorsque ceci a lieu la conscience et la connaissance ne sont pas distinguées (il est possible de connaître l'existence d'une douleur sans en être conscient, c'est-à-dire sans véritablement en faire l'expérience).


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