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Les systèmes C.O.E.X.

L’implication de ces dernières propositions est que les techniques ont tendance à s’amalgamer et les modèles d’évitement stéréotypés ont aussi tendance à s’amalgamer. Stanislas Grof a introduit le principe des systèmes COEX (systèmes d’Expérience Condensée). Un système COEX peut être défini comme une constellation spécifique de souvenirs (et de visions apparentées) appartenant à différentes périodes de la vie d’un individu. Les souvenirs appartenant à un système COEX particulier ont un thème principal similaire, sont associés à une forte charge émotionnelle de la même qualité ou contiennent des éléments similaires. Les COEX peuvent être négatifs ou positifs selon que les souvenirs sont agréables ou non.

Bien qu’il y ait certaines interdépendances et interconnexions entre les systèmes COEX, chacun fonctionne cependant de façon relativement autonome et influence la perception que l’individu a de lui-même et de son environnement, ses sentiments et attitudes, ses idées et comportements et même ses processus somatiques. La structure de la personnalité d’un individu contient habituellement un grand nombre de systèmes COEX et leur caractère, leur nombre et leur intensité émotionnelle varient d’un individu à l’autre. Ils sont adressés à travers le traitement séquentiel d’incidents traumatiques et de thèmes associés (voir précédemment) au traitement de séquences de perturbation, de méfaits et de solutions fixées qui en résultent, et plus précisément au projet de méta programmation, et les types de COEX les plus profondément ancrés sont résolus.

Le développement et la permanence des modèles de comportements névrosés se produisent grâce au cycle de feedback positif (voir ci-dessus). Un mécanisme fondamentalement adaptatif (logiquement approprié) – l’acquisition des réponses d’évitement – sert de base à l’acquisition de comportements mal adaptés lorsqu’une accumulation de réponses d’évitement similaire apparaît. Ainsi, plutôt que de devenir habituelle, la réponse conditionnée d’évitement peut devenir plus forte que la réponse non conditionnée originelle (la participation). Ainsi, dans de nombreux cas de pensée et de comportement névrosé ou irrationnel, il peut ne pas y avoir d’expérience initiale traumatisante (très intense), mais plutôt une sorte d’assaut insidieux, de conditionnement répété ou continu. Imprimer des techniques en l’absence de techniques a alors lieu à cause de l’intensité, de la fréquence, de la durée des stimuli contingents.

Un stimulus se mettant en place entrera dans un système négatif COEX avec un groupe de réflexes d’évitement stéréotypés ou bien sera correctement digéré et intégré dans un COEX positif avec un assemblage de techniques de haut niveau. Tout ceci dépend des techniques déjà présentes (innées, apprises ou facilitées par l’environnement) et de la balance de la motivation à dominance télique ou paratélique de l’individu concerné.

La façon dont les systèmes COEX naissent et grandissent rend les idiosyncrasies comportementales très probables. Après tout, ces systèmes d’apprentissage totalement flexibles fournissent un potentiel maximal pour l’adaptation – chaque personne s’adapte à son environnement à sa façon et continue à s’y adapter ainsi toute sa vie, accompagnant la tendance à l’actualisation personnelle, c’est-à-dire l’accomplissement du potentiel individuel.

En recherchant une forte acitivité ou excitation cérébrale à chaque fois qu’un surplus d’énergie est disponible, on peut rassembler involontairement des expériences dans des situations ennuyeuses ou effrayantes qui auraient semblé indésirables et auraient par conséquent été évitées si elles avaient été prévues. Ainsi l’individu élargit son champ d’expérience, chose qui lui aurait été impossible s’il avait fonctionné uniquement dans l’état télique.

Pour que l’individu soit capable de déterminer si ceci résulte d’une technique COEX positive ou d’une absence de technique COEX négative ou alors s’il s’agit d’un processus de conditionnement involontaire, dépend largement du degré de contrôle qu’il a sur ses propres états mentaux pour être capable de s’étendre et de se retirer, pour être capable d’activer des états à forte ou faible activité cérébrale, et d’être télique ou paratélique à volonté selon la situation.


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